Le banquet des simples : pourquoi marier cynorhodon et ortie ?
Sous la canopée rousse du Vercors, le bal des tisanes se joue à l’intersaison, quand la lumière décline et que la nature offre, en toute humilité, ses concentrés de vitalité. Deux trésors s’y rencontrent : le cynorhodon — fruit de l’églantier, appelé parfois “gratte-cul” dans les campagnes — et l’ortie, cette rebelle qui s’immisce dans nos jardins comme dans les sous-bois.
Le cynorhodon se distingue par sa richesse exceptionnelle en vitamine C, atteignant selon Ciqual/Anses jusqu’à 450 mg pour 100 grammes de fruits frais, soit près de dix fois plus que l’orange (Ciqual/Anses). À maturité, sa pulpe écarlate concentre également de la provitamine A, des vitamines B, E et K, des polyphénols et flavonoïdes protecteurs.
L’ortie, quant à elle, est une mine de minéraux : fer, calcium (estimé jusqu’à 630 mg pour 100 g de feuilles sèches), magnésium, ainsi que de la vitamine C, du potassium, mais aussi des protéines (jusqu’à 40 % sur extrait sec, chiffre rare chez les végétaux) (Cabriolus). Elle complète à merveille le cynorhodon, offrant un soutien à la vitalité, à l’immunité et à la régénération printanière ou automnale.
- Cynorhodon : riche en vitamine C, antioxydants, acides fruités
- Ortie : minéraux, oligo-éléments, vitamines variées
- Synergie : stimulation immunitaire, anti-fatigue, récupération saisonnière